12 Sep Virus des abeilles : DWV, Varroa, symptômes et prévention
Abeilles aux ailes déformées, individus qui rampent devant la ruche, mortalités inhabituelles, abeilles noires et tremblantes… Certains symptômes peuvent faire suspecter une maladie virale. Pourtant, les virus des abeilles sont beaucoup plus complexes qu’il n’y paraît : une colonie peut héberger plusieurs virus sans présenter immédiatement de signes visibles.
Parmi eux, le virus des ailes déformées, ou DWV, occupe une place particulière en raison de son interaction étroite avec Varroa destructor.
Comprendre les viroses apicoles nécessite donc de raisonner à l’échelle de la colonie : pression Varroa, alimentation, saison, force de la colonie, autres agents pathogènes et pratiques de l’apiculteur peuvent interagir.
Cet article s’appuie notamment sur le webinaire UMT PrADE « Repérer les symptômes des virus de l’abeille et éviter les pratiques à risque », organisé le 4 mars 2021, ainsi que sur les travaux de l’INRAE et de l’Anses consacrés aux virus de l’abeille et à leurs interactions avec Varroa.
À retenir : voir une abeille aux ailes déformées doit alerter, mais l’absence de symptômes visibles ne signifie pas que la colonie est indemne de virus. Le suivi de Varroa reste l’un des principaux leviers dont dispose l’apiculteur pour limiter le risque lié aux viroses.
Webinaire UMT PrADE : comprendre les virus des abeilles
Le premier Jeudi de PrADE consacré aux viroses apicoles a été organisé en deux parties complémentaires.
Partie 1 : témoignages de terrain et introduction générale aux virus
UMT PrADE – Partie I : témoignages en région Auvergne-Rhône-Alpes et introduction générale sur les virus de l’abeille.
Les abeilles peuvent-elles être porteuses de virus sans être malades ?
Oui. C’est un point essentiel pour comprendre les maladies virales chez l’abeille.
La présence d’un virus dans une colonie ne signifie pas automatiquement que des symptômes vont apparaître.
De nombreux agents viraux peuvent circuler à bas bruit dans les colonies.
Les abeilles peuvent ainsi être infectées sans présenter extérieurement :
- d’ailes déformées ;
- de paralysie ;
- de comportement anormal ;
- ou de mortalité spectaculaire.
La situation peut cependant évoluer lorsque d’autres facteurs de stress interviennent.
C’est particulièrement vrai avec Varroa destructor, qui joue un rôle majeur dans la transmission et l’expression de certaines infections virales.
Quels sont les principaux virus rencontrés chez l’abeille ?
De nombreux virus ont été identifiés chez Apis mellifera. Tous n’ont pas la même importance sanitaire ni les mêmes manifestations.
| Virus | Abréviation | Signes pouvant être associés |
|---|---|---|
| Virus des ailes déformées | DWV | Ailes déformées ou atrophiées, abeilles affaiblies, réduction de la longévité |
| Virus de la paralysie chronique | CBPV | Tremblements, incapacité à voler, abeilles parfois noires et dépilées |
| Virus de la paralysie aiguë | ABPV | Paralysie et mortalité rapide dans certaines infections importantes |
| Virus du couvain sacciforme | SBV | Atteinte des larves et aspect caractéristique du couvain |
| Virus de la cellule royale noire | BQCV | Atteintes principalement observées au niveau du couvain royal |
Cette liste n’est pas exhaustive.
Une même colonie peut également héberger plusieurs virus simultanément. On parle alors de co-infections.
DWV : qu’est-ce que le virus des ailes déformées ?
Le DWV – Deformed Wing Virus est probablement le virus le plus connu des apiculteurs.
Son nom provient de l’un de ses symptômes les plus spectaculaires : certaines jeunes abeilles émergent avec des ailes :
- froissées ;
- raccourcies ;
- atrophiées ;
- ou complètement incapables de permettre un vol normal.
Ces abeilles peuvent également présenter un abdomen anormal ou une durée de vie fortement réduite.
Mais il existe une erreur fréquente :
une abeille porteuse du DWV n’a pas nécessairement les ailes déformées.
Le virus peut être présent dans des colonies apparemment normales.
Abeilles aux ailes déformées : faut-il immédiatement penser à Varroa ?
La présence d’abeilles aux ailes très déformées constitue un signal d’alerte sanitaire majeur.
Dans une colonie infestée, ce symptôme est fortement associé à l’interaction entre le DWV et Varroa destructor.
Il faut alors rapidement contrôler la pression parasitaire.
Pour interpréter les autres signes : → Varroa : reconnaître les symptômes d’une colonie fortement infestée
Mais l’inverse n’est pas vrai : l’absence d’abeilles aux ailes déformées ne permet absolument pas de conclure que la pression Varroa ou virale est faible.
Attendre l’apparition de symptômes spectaculaires avant de contrôler Varroa expose donc à intervenir beaucoup trop tard.
Quel est le lien entre Varroa et les virus des abeilles ?
Varroa destructor ne provoque pas seulement des dégâts en se nourrissant sur les abeilles en développement.
Il intervient aussi dans l’épidémiologie de plusieurs virus.
Lorsqu’un varroa parasite une nymphe dans une cellule operculée, il crée une voie de transmission particulièrement efficace entre le parasite et l’abeille en développement.
Cette interaction est particulièrement importante pour le DWV.
Une augmentation de la pression Varroa peut ainsi s’accompagner :
- d’une augmentation de certaines charges virales ;
- d’une proportion plus importante d’abeilles fragilisées ;
- d’une réduction de leur longévité ;
- et, dans les cas avancés, de symptômes visibles.
Varroa ne doit donc pas être considéré isolément
Le raisonnement « combien ai-je de varroas ? » est indispensable, mais il ne raconte qu’une partie de l’histoire.
Deux colonies présentant une infestation comparable peuvent ne pas évoluer exactement de la même manière.
Le niveau viral, la saison, la population, le couvain, la qualité de l’alimentation ou encore les capacités de résistance de la colonie peuvent modifier les conséquences de l’infestation.
C’est pourquoi Varroa doit être considéré comme un élément central d’un système parasite–virus–abeille.
Pour aller plus loin : → Varroa : comprendre le parasite et ses conséquences sur la colonie
Pourquoi les problèmes viraux apparaissent-ils souvent en fin de saison ?
La population de Varroa augmente généralement au cours de la saison apicole en profitant de la présence du couvain.
Si cette population parasitaire devient importante à la fin de l’été, elle peut affecter les générations d’abeilles qui doivent ensuite participer à l’hivernage.
C’est une période particulièrement importante.
Une colonie peut être encore très populeuse au mois d’août tout en produisant déjà des abeilles dont la qualité et la longévité sont compromises.
Lorsque ces abeilles disparaissent prématurément, la population peut ensuite diminuer très rapidement à l’automne ou pendant l’hiver.
Le piège : une colonie forte en été n’est pas nécessairement une colonie sanitaire saine. L’objectif est de maîtriser Varroa suffisamment tôt pour protéger les générations qui prépareront et assureront l’hivernage.
Le virus de la paralysie chronique : la « maladie noire »
Le CBPV – Chronic Bee Paralysis Virus est responsable de la paralysie chronique de l’abeille, souvent appelée « maladie noire ».
Parmi les signes pouvant être observés figurent :
- des abeilles tremblantes ;
- des individus incapables de voler correctement ;
- des abeilles rampant devant la ruche ;
- des regroupements anormaux à proximité de l’entrée ;
- et parfois des abeilles très sombres, brillantes ou dépilées.
Il faut toutefois rester prudent.
Une abeille noire ou rampante ne permet pas, à elle seule, de poser un diagnostic de paralysie chronique.
D’autres problèmes sanitaires ou physiologiques peuvent provoquer des signes partiellement similaires.
Comment diagnostique-t-on réellement une virose ?
L’observation au rucher permet surtout d’établir une suspicion.
Elle ne suffit pas toujours à identifier avec certitude le virus impliqué.
Le diagnostic de laboratoire peut notamment reposer sur des méthodes moléculaires permettant de rechercher le matériel génétique viral.
Cela permet de confirmer la présence d’un virus et, selon les analyses réalisées, d’en apprécier plus précisément l’importance.
Cette distinction est essentielle :
- symptôme visible ≠ identification certaine d’un virus ;
- absence de symptôme ≠ absence de virus ;
- présence d’un virus ≠ maladie clinique systématique.
Partie 2 : diagnostic, interactions entre stress et pratiques à risque
La seconde partie du webinaire UMT PrADE approfondit précisément ces questions de diagnostic et montre pourquoi les viroses doivent être considérées dans un environnement sanitaire plus large.
UMT PrADE – Partie II : diagnostic des viroses, interactions entre virus et autres facteurs de stress et pratiques apicoles à risque.
Virus, nutrition, parasites et environnement : des facteurs qui peuvent se combiner
Une colonie d’abeilles n’est pratiquement jamais confrontée à un seul facteur de stress.
Elle peut simultanément subir :
- une pression Varroa ;
- plusieurs infections virales ;
- un déficit alimentaire ;
- une période de disette ;
- des conditions météorologiques difficiles ;
- une exposition à certaines substances chimiques ;
- ou d’autres agents pathogènes.
Les conséquences observées sur la colonie résultent donc souvent de plusieurs facteurs et non d’une cause unique.
C’est également la raison pour laquelle un symptôme ne doit pas être interprété trop rapidement.
Une bonne alimentation protège-t-elle les abeilles des virus ?
Une alimentation suffisante et diversifiée participe au bon fonctionnement physiologique de la colonie.
Elle ne constitue cependant pas un « traitement antiviral ».
Une colonie bien nourrie mais soumise à une très forte pression Varroa peut malgré tout rencontrer de graves problèmes sanitaires.
Inversement, une colonie fragilisée par une disette ou un manque de ressources peut être moins bien armée face à différents stress.
À ce sujet : → Disette estivale : reconnaître un manque de ressources au rucher
Comment les virus circulent-ils entre les abeilles ?
Les virus des abeilles disposent de plusieurs voies de circulation.
Selon le virus considéré, la transmission peut intervenir :
- entre individus d’une même colonie ;
- par les échanges alimentaires ;
- entre adultes et couvain ;
- entre reines, mâles et descendance pour certaines voies de transmission ;
- par l’intermédiaire de parasites tels que Varroa ;
- et entre colonies.
La forte organisation sociale de l’abeille, indispensable au fonctionnement de la colonie, facilite également les contacts entre individus.
Comment les virus peuvent-ils passer d’une ruche à une autre ?
Plusieurs phénomènes peuvent contribuer aux échanges d’abeilles, de parasites et d’agents pathogènes entre colonies.
La dérive des ouvrières
Certaines butineuses ne reviennent pas dans leur colonie d’origine et entrent dans une ruche voisine.
Dans les ruchers où de nombreuses ruches sont disposées de manière très régulière, ce phénomène peut favoriser les échanges entre colonies.
Le pillage
Lorsqu’une colonie forte pille une colonie faible ou mourante, elle peut entrer en contact avec des abeilles et du matériel biologique provenant d’une colonie très chargée en parasites ou agents pathogènes.
Le pillage constitue donc un moment particulièrement défavorable lorsque des colonies fortement infestées s’effondrent dans un rucher.
Les échanges de cadres
Déplacer du couvain ou des abeilles d’une colonie vers une autre est une pratique très courante.
Elle permet de renforcer des colonies, créer des essaims ou équilibrer un rucher.
Mais elle peut également déplacer certains agents pathogènes.
Un cadre provenant d’une colonie dont l’état sanitaire est douteux ne devrait donc pas être transféré mécaniquement vers une autre ruche.
Peut-on transmettre les virus avec le matériel apicole ?
Le niveau de risque dépend du virus et de la voie de transmission considérée.
Mais, plus généralement, les bonnes pratiques sanitaires restent utiles :
- éviter de déplacer inutilement du matériel provenant de colonies malades ;
- nettoyer régulièrement le matériel ;
- identifier les colonies présentant des symptômes inhabituels ;
- ne pas renforcer une colonie saine avec des cadres provenant d’une colonie suspecte sans diagnostic ;
- et éviter de laisser des colonies moribondes être pillées.
Peut-on traiter directement les virus des abeilles ?
À l’heure actuelle, l’apiculteur ne dispose pas d’un traitement antiviral permettant simplement d’éliminer les principaux virus d’une colonie.
La stratégie repose donc essentiellement sur la prévention et la maîtrise des facteurs favorisant leur expression ou leur transmission.
Dans le cas du DWV, cela place naturellement la gestion de Varroa au premier plan.
Pourquoi le contrôle de Varroa est-il essentiel contre le DWV ?
Réduire la population de Varroa permet de réduire l’une des principales voies de transmission du DWV.
L’objectif n’est donc pas uniquement de faire disparaître les acariens visibles sur les abeilles.
Il s’agit de maintenir la pression parasitaire suffisamment basse pour limiter les dégâts sur le couvain et les conséquences sanitaires associées.
Le suivi doit donc intervenir avant l’apparition d’abeilles aux ailes déformées.
Pour comprendre l’ensemble du problème : → Varroa : comprendre le parasite, ses dégâts et son suivi
Une abeille VSH est-elle résistante aux virus ?
Il faut éviter ce raccourci.
Le caractère VSH – Varroa Sensitive Hygiene concerne la capacité de certaines ouvrières à détecter et perturber la reproduction de Varroa dans le couvain.
Une meilleure maîtrise de la population de Varroa peut indirectement réduire une partie de la pression associée aux virus transmis par le parasite.
Mais cela ne signifie pas :
- qu’une abeille VSH est « immunisée » contre le DWV ;
- qu’elle ne peut pas héberger de virus ;
- ou que le caractère VSH remplace la surveillance sanitaire du rucher.
Pour comprendre précisément ce caractère : → Abeilles VSH : qu’est-ce que le Varroa Sensitive Hygiene ?
Résistance à Varroa et pression virale
La sélection de colonies capables de mieux limiter la reproduction de Varroa représente une voie particulièrement intéressante pour l’avenir de l’apiculture.
Plusieurs caractères peuvent participer à cette résistance, notamment le VSH ou certains mécanismes associés à une diminution du succès reproducteur du parasite.
L’objectif n’est toutefois pas de rechercher un hypothétique « gène anti-virus » unique.
La résistance sanitaire repose sur des phénomènes complexes et doit rester intégrée à une sélection multi-critères.
Pour approfondir : → Résistance des abeilles à Varroa : VSH, SMR et sélection
Que faire si vous observez des abeilles aux ailes déformées ?
La découverte de plusieurs abeilles présentant des ailes fortement déformées doit conduire à considérer la situation avec sérieux.
Une démarche logique consiste à :
- observer l’ensemble de la colonie : population, couvain, mortalité et comportement ;
- évaluer rapidement la pression Varroa avec une méthode de contrôle adaptée ;
- examiner les autres colonies du rucher plutôt que de considérer le problème comme isolé ;
- éviter les transferts de cadres depuis une colonie présentant des symptômes inexpliqués ;
- adapter la stratégie sanitaire en fonction de la saison et du niveau d’infestation ;
- et, en cas de symptômes importants ou inhabituels, solliciter un avis sanitaire ou un diagnostic spécialisé.
Que faire si des abeilles rampent devant la ruche ?
Des abeilles qui rampent ne constituent pas un diagnostic en soi.
Ce comportement peut être associé à différents problèmes.
Il faut rechercher simultanément :
- la présence d’ailes déformées ;
- des tremblements ;
- des abeilles noires et dépilées ;
- des mortalités importantes ;
- une baisse de population ;
- l’état du couvain ;
- et le niveau d’infestation par Varroa.
Le diagnostic doit toujours reposer sur un ensemble d’indices.
Les symptômes visibles arrivent-ils trop tard ?
Dans le cas de Varroa et des virus qui lui sont associés, attendre les symptômes visibles est une mauvaise stratégie de surveillance.
Une colonie peut héberger une population importante de varroas et une circulation virale active avant que l’apiculteur ne remarque des abeilles clairement déformées.
Le suivi régulier de l’infestation est donc beaucoup plus utile que la simple recherche de symptômes.
À lire également : → Quels sont les symptômes d’une infestation Varroa ?
Virus des abeilles : les pratiques à privilégier au rucher
| Pratique | Pourquoi ? |
|---|---|
| Contrôler régulièrement Varroa | Ne pas attendre les symptômes visibles pour détecter une pression parasitaire élevée. |
| Intervenir suffisamment tôt | Protéger notamment les générations d’abeilles importantes pour l’hivernage. |
| Éviter le pillage | Limiter les échanges provenant de colonies très faibles ou fortement infestées. |
| Contrôler l’origine des cadres transférés | Éviter de diffuser involontairement des problèmes sanitaires. |
| Maintenir de bonnes ressources alimentaires | Éviter d’ajouter un stress nutritionnel à une colonie déjà fragilisée. |
| Sélectionner sur plusieurs caractères | Améliorer progressivement la robustesse du cheptel sans réduire la sélection à un seul caractère sanitaire. |
Ce que nous retenons chez LaRucheTic
Chez LaRucheTic, nous considérons que l’observation des symptômes est utile, mais qu’elle ne doit jamais constituer le seul outil de suivi sanitaire.
Lorsqu’une abeille aux ailes déformées apparaît, le problème est déjà visible.
L’objectif consiste plutôt à agir en amont en combinant :
- surveillance de Varroa ;
- gestion sanitaire du rucher ;
- qualité de l’alimentation ;
- renouvellement raisonné des colonies ;
- et sélection de lignées présentant des caractères intéressants face au parasite.
Le travail sur les caractères de résistance comme le VSH s’inscrit dans cette logique.
Il ne constitue pas un traitement contre les virus, mais peut participer à une stratégie plus globale visant à rendre les colonies moins favorables au développement de Varroa et à ses conséquences sanitaires.
Ailes déformées : commencez par évaluer Varroa
Si plusieurs abeilles présentant des malformations apparaissent dans une colonie, ne vous contentez pas d’observer l’entrée de la ruche.
Questions fréquentes sur les virus des abeilles
Quel est le principal virus associé à Varroa ?
Le virus des ailes déformées ou DWV est particulièrement associé à Varroa destructor. Le parasite constitue un vecteur majeur de transmission et modifie fortement la dynamique de l’infection dans les colonies.
Toutes les abeilles porteuses du DWV ont-elles les ailes déformées ?
Non. Le DWV peut être présent chez des abeilles ne présentant aucune malformation visible. Les ailes déformées correspondent à une manifestation clinique particulièrement connue, mais elles ne sont pas systématiques.
Une ruche sans abeille déformée est-elle indemne de DWV ?
Non. Une colonie apparemment normale peut héberger le virus. L’absence de symptôme visible ne permet donc pas d’exclure une infection.
Peut-on diagnostiquer le DWV simplement en observant les ailes ?
Les ailes déformées permettent de suspecter fortement un problème associé au DWV, notamment dans un contexte de forte pression Varroa. Une confirmation précise du virus repose cependant sur des analyses de laboratoire.
Pourquoi Varroa favorise-t-il les viroses ?
Varroa parasite les abeilles pendant leur développement et constitue une voie particulièrement efficace de transmission de plusieurs agents viraux. L’augmentation de la pression Varroa est notamment étroitement liée à la dynamique du DWV.
Existe-t-il un traitement contre le virus des ailes déformées ?
Il n’existe pas de traitement antiviral couramment disponible permettant à l’apiculteur d’éliminer directement le DWV d’une colonie. La maîtrise de Varroa et les bonnes pratiques sanitaires constituent donc les principaux leviers de prévention.
Qu’est-ce que la maladie noire des abeilles ?
La maladie noire est le nom couramment donné à la paralysie chronique associée au CBPV. Elle peut notamment provoquer tremblements, incapacité à voler et apparition d’abeilles sombres ou dépilées.
Une abeille noire devant la ruche est-elle forcément atteinte de CBPV ?
Non. Ce signe isolé ne suffit pas à établir un diagnostic. Il faut prendre en compte l’ensemble des symptômes observés dans la colonie et, lorsque nécessaire, recourir à une analyse spécialisée.
Les abeilles VSH sont-elles immunisées contre les virus ?
Non. Le comportement VSH agit sur le couvain infesté par Varroa et contribue à perturber la reproduction du parasite. Il ne constitue pas une immunité contre les virus.




